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Tournage du clip de Satellite - 15 avril 1997 St
Ouen, mardi 15 avril, 14h00. C'est aux portes de Paris, loin de l'agitation
de la capitale que le groupe a trouvé refuge pour le tournage
du nouveau clip : Satellite. 14h30. Entrée de Nicola, suivi de toute l'équipe technique qui envahit rapidement le plateau. Chacun s'installe à son poste; Nicola, derrière la caméra, aux côtés de l'ingénieur du son. Tout est prêt. "Silence plateau, on tourne !". Sous la houlette du réalisateur Yannick Saillet, les 9 figurants, au look adolescents rebelles, prennent place dans le décor rouge feutré et entament une longue série de pogos, sautillant tels des pantins désarticulés, sur une démonstration de Nicola. Très vite, le sol devient un véritable trempoline géant, propulsant les figurants dans toutes les directions. Malgré les tentatives de synchronisation du réalisateur, le choc est inévitable. Nicola interrompt la prise pour réclamer des glaçons afin de soigner un figurant kamikaze qui a bien failli y laisser une dent ! Les autres, quant à eux, profitent d'une pause bien méritée pour reprendre haleine et se désaltérer. Le figurant blessé réintègre rapidement le groupe pour un nouveau tour de pogos euphoriques, encouragés par Nicola. A tour de rôle, 4 figurants se détachent du groupe pour venir fixer l'objectif de la caméra. Nicola, ravi, félicite les teenagers et annonce la pause goûter. Il est 16h10; chacun en profite pour se détendre. Quelques dizaines de minutes plus tard, un "messieurs, dames" révérenciel retentit du fond du plateau. Stéphane vient juste d'arriver et ne manque pas de faire remarquer qu'il a 10 minutes d'avance ! Arborant un T-shirt "F.B.I.", il se présente comme l'agent Mulder avant de disparaître dans les loges pour une séance maquillage. Il est suivi de "Mr Tox" que Nicola attendait avec impatience (Note : Tox est le guitariste qui accompagne le groupe sur scène). Tous deux quittent le plateau pour rejoindre Stéphane, tandis que les figurants, regroupés au centre et les yeux levés vers la caméra, reprennent inlassablement leur danse folle sur le troisième refrain. La prise suivante, unanimement appréciée, leur parait une sinécure : allongé sur le dos, en étoile, chacun reste immobile sur le sol, la caméra filmant en plongée.
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